Archive de la catégorie ‘Economie’

Les terres agricoles au Nord comme au Sud : enjeux sociaux, environnementaux et de souveraineté alimentaire

Mercredi 29 avril 2009

Terres agricoles, le nouvel actif stratégique :
A deux mois des élections européennes, la Confédération paysanne et l’ONG Peuples solidaires demandent d’inscrire à l’agenda de l’Union la question de l’accès aux terres agricoles. Au Nord comme au Sud, la répartition des terres concentre des enjeux environnementaux, de sécurité et de souveraineté alimentaire. Lire la suite de l’article sur le site Novethic

Exemple du Mali : janvier 2009 Le Mali, comme plusieurs autres pays d’Afrique occidentale, est devenu un important importateur de riz alors qu’il était récemment un exportateur net. Le gouvernement s’est maintenant engagé dans une initiative nationale sur le riz de plusieurs millions de dollars, censée restaurer l’autosuffisance alimentaire en aidant les agriculteurs du pays à produire plus. Pourquoi le gouvernement a-t-il donc laissé une immense étendue de bonnes terres de rizières à un fonds d’investissement libyen et à des entreprises chinoises ? Lire la suite sur le site de GRAIN

Aux 4 coins du monde : Main basse sur les terres agricoles : un rapport impressionnant de l’ong Grain :  Main basse sur les terres agricoles Etat des lieux par l’ONG GRAIN

L’initiative de la foncière Terre de Liens :

logo de l'association terre de liens
L’association Terre de liens est un espace d’échanges et de débats dont le but est d’élaborer des compétences communes sur l’accès collectif et solidaire au foncier. Elle agit suivant quatre axes :

  •  Terre de Liens accompagne les groupes locaux de porteurs de projet afin de les rendre autonomes et de susciter des initiatives au plus proche des territoires,
  • Terre de Liens acquiert et transmet des terres sous forme collective. Elle les soustrait ainsi à des usages impropres au niveau écologique et social et met en place des formes d’usage ou la spéculation foncière ne peut se développer,
  • Terre de liens favorise une implication forte de la société civile, en réinventant de nouvelles formes de gouvernance territoriale basées sur la responsabilité et la collecte d’épargne solidaire,
  • Conscient que son action ne peut être isolée, Terre de Liens interpelle les acteurs politiques, syndicaux et associatifs afin de replacer la gestion foncière au cœur de leurs préoccupations.

Plus d’informations sur le site de l’association Terre de liens

Indicateurs de richesse, Jean Gadrey et l’Etat d’Acre au Brésil

Lundi 27 avril 2009

Au Brésil, l’Etat d’Acre mesure le « bien être » durable. Tel est le titre d’un article paru  dans le Monde.
Les experts qui mesurent en PIB,  la santé économique de l’Etat d’Acre, un des plus petits états de l’Amazonie brésilienne, auront vite fait de conseiller à son gouvernement de se mettre à l’agro business pour « enfin se développer ».
Pourtant les habitants de cette région de forêts ne sont pas plus mal lotis que les exclus des bidonvilles de Rio de Janeiro ou de Sao Paulo. Au contraire. Mais l’essentiel de leurs échanges échappent à la comptabilité nationale qui, de la mégalopole au village amazonien, utilise la même grille de lecture pour juger du bien-être d’une société. « Imaginez que la forêt constitue le supermarché où nous faisons l’essentiel de nos courses, mais cela n’apparaît nulle part car il y a peu d’échanges monétaires. Du coup, il est facile de conclure que nous sommes sous-alimentés », explique Carlos Duarte, secrétaire d’Etat d’Acre à la forêt. Lire la suite dans le Monde du 27.02.2009.

Cet exemple cité par Jean Gadrey lors de sa conférence à Angers le 17 avril dernier nous a donné envie de nous plonger dans les nouveaux indicateurs de richesse. Jean Gadrey et Florence Jany Catrice, ont d’ailleurs publié un livre à ce sujet aux Editions de la Découverte :

livres nouveaux indicateurs de richesseLa croissance économique, celle du PIB (produit intérieur brut), est aujourd’hui le principal critère de performance des nations, mais c’est aussi un critère de plus en plus contesté. Dans ce livre, les auteurs dressent un bilan de cette contestation, et surtout ils présentent de nouveaux indicateurs synthétiques, fondés sur des visions alternatives de ce qui fait « la richesse des nations ». Ces indicateurs s’intéressent selon les cas au « développement humain », à la « santé sociale » ou au « bien-être économique » d’une collectivité, mais aussi au développement durable. Ils permettent de compléter les indicateurs économiques en tenant compte de richesses oubliées comme celles que produisent le travail bénévole ou le travail domestique, de richesses environnementales sacrifiées, ou encore de critères de cohésion sociale et de pauvreté. Ils pourraient servir de guides à d’autres politiques économiques et sociales. Ce livre a été écrit pour être très largement accessible à des non-spécialistes, tout en fournissant aux lecteurs des encadrés méthodologiques essentiels.

Faut il que nous ayons ce livre au bibliobus ? etes vous interessés par sa lecture ? Faites nous part de votre avis.

 

la guerre des matières premieres aura bien lieu

Lundi 27 avril 2009

un article interessant par Paul Loubière dans la revue Challenges apporte un éclairage sur l’attitude actuelle des grands groupe industriels :

  • reconstruire une stratégie d’intégration verticale, reprendre la chaine de production,  en sécurisant en particulier ses sources en matières premières. exemple pris du groupe Bolloré qui cherche un contractualiser avec le gouvernement Bolivien pour assurer sa fourniture en lithium, indispensable aux piles de son projet voiture electrique.
  • sous traiter dans la chaine les fonctions non stratégiques et celles potentiellement à risque industriel. ex cité : Total qui sous traite le transport du pétrole pour ne pas etre responsable de marée noire.

lire l’article de Paul Loubière pour Challenges

Développement durable et économie : une autre relance est elle possible ?

Mercredi 15 avril 2009

Les enjeux écologiques, sociaux, démocratiques du développement durable sont trop vite occultés par les impératifs économiques. La crise actuelle accentue encore cette « urgence économique ».

Le Village Gmonde vous invite à une soirée débat avec la participation de Jean Gadrey, professeur émérite d’économie de l’université de Lille, membre du conseil scientifique d’Attac et de la commission Stiglitz, spécialiste des indicateurs de richesse.

Vendredi 17 avril à 20h30, salle Thiers Boisnet.

Un débat essentiel fait rage entre ceux qui pensent qu’il faut très vite relancer la croissance (qualifiée de « verte », crise écologique oblige), et ceux qui estiment qu’il faut « profiter de la crise » pour en finir avec le culte de la croissance et proposer une autre vision du progrès.

Comment faire preuve d’imagination face à une crise systémique qui bouscule nos repères? Pour Jean Gadrey, une autre relance est possible : créer des emplois sans croissance, c’est possible… mais il faut réduire fortement les inégalités.

Pour compléter la soirée, deux comédiens s’empareront d’un de ses textes intitulé : « l’écologiste et le syndicaliste » : une autre approche de l’économie par le théâtre ?

Jean Gadrey, 65 ans, est Professeur émérite d’économie à l’Université Lille 1.

Ses domaines de recherche sont la « Socio-économie des services » et les « Nouveaux indicateurs de richesse », titres de deux livres récents publiés à La Découverte, coll. Repères. S’y ajoute le thème des inégalités, objet d’un essai « En finir avec les inégalités » (Mango, 2006). Il est membre du CNIS (Conseil National de l’Information Statistique). Il publie régulièrement des articles ou tribunes dans /Alternatives économiques/, /Les Cahiers français/, /Politis/, et /Le Monde/.

Il publie également sur le blog : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey

G20 : Beaucoup de bruits pour pas grand chose. Analyse critique d’Attac France

Vendredi 3 avril 2009

Alors que les journaux télévisés répétaient consciencieusement la voix officielle « ce moment est historique », les ONG et collectifs citoyens apportent une analyse beaucoup plus critique. Une autre lecture de l’histoire ! Nous reproduisons ici le communiqué d’Attac France du 2 avril 2009 :

« Fallait-il attendre quelque chose de la réunion du G20 ? Sachant que les gouvernements des pays les plus riches et les plus puissants du monde avaient une responsabilité écrasante dans la dérive du système économique et financier international pour avoir mené des politiques
dont les maîtres mots étaient « tout pour la rentabilité financière » et « tout par le marché », il ne fallait pas se faire d’illusion.

Mais la réalité dépasse ce que nous pouvions imaginer. Le G20 ne met en place aucun frein à la circulation des capitaux ; au contraire, il
encourage la liberté des marchés et continue de prôner un libre-échange des marchandises dont l’extension démesurée a fragilisé les économies
les moins performantes et détruit des pans entiers de leurs activités.
Dans un cadre aussi libéralisé, il ne sera pas possible d’instaurer une taxation des transactions financières, qui serait pourtant une
nécessité, d’une part pour freiner fortement la spéculation, et d’autre part pour réunir des ressources indispensables à la résolution des
problèmes les plus urgents.

Parfaitement cohérent avec lui-même, mais dans l’indifférence totale des aspirations des citoyens, le G20 n’envisage pas d’interdire
véritablement les paradis fiscaux et judiciaires, puisque les principaux d’entre eux, à commencer par la City de Londres, poursuivront leurs
pratiques. Entourés de multiples zones de non-droit qu’ils tolèrent, voire favorisent, les principaux pays du G20 ont échoué au test qui leur
était proposé : établir et publier ce jour même la liste exhaustive des « pays non coopératifs », en n’en omettant aucun, surtout quand ils
constituent le cœur même de la finance mondiale.

Alors que le système monétaire international dans lequel le dollar impose sa loi a failli, le G20 décide de conforter le Fonds monétaire
international auquel on doit, avec sa sœur jumelle la Banque mondiale, d’avoir écrasé la plupart des pays du Sud sous le poids de la dette et
des plans d’aménagement structurel.

Les velléités de régulation internationale s’évanouissent dès lors qu’est laissée de côté l’extraordinaire explosion des inégalités dans le
monde, dont la cause essentielle réside dans un partage indécent de la richesse produite à l’avantage du capital. Ce n’est pas la décision
d’injecter 1100 milliards de dollars supplémentaires dans la relance économique et dans le FMI qui sera capable de remédier à cette
situation. Au contraire, la fuite en avant d’un système fondé sur le profit et la démesure ne peut qu’aggraver les tensions sociales et les
risques écologiques. Les tensions sociales, parce que rien n’est prévu pour stopper la baisse des salaires et de l’emploi et la destruction des
systèmes de protection sociale bradés entre les mains des compagnies privées. Les risques écologiques, parce que, pendant que la liberté des
marchés financiers est de nouveau proclamée, des fonds spéculatifs d’un genre nouveau apparaissent pour parier sur la dégradation du climat.

Attac France estime que les raisons qui ont amené de très nombreux citoyens à se mobiliser contre les palinodies préparatoires au G20 sont
renforcées au vu des résultats. En réalité, le directoire autoproclamé du monde nie la gravité de la crise. Ce déni accroîtra la détermination
des citoyens à s’engager en faveur de la solidarité à la place de la concurrence et de la rentabilité.

Le collectif français « Nous ne paierons pas leurs crises », qui regroupe plus de 30 organisations françaises et dont Attac est membre, a
également réagi de façon très critique face aux conclusions du G20. Pour celui ci : « De manière évidente les chefs d’Etats et de gouvernements des 20 pays considérés comme les plus puissants ont choisi, à travers leur déclaration finale, de relégitimer un système pourtant en crise
structurelle et de renforcer le rôle de ses institutions les plus contestées
. » Il communiquera sa réaction dans les heures à venir.

Attac France,
Montreuil, le 2 avril 2009

Contacts presse :
- Jean-Marie Harribey : 06 85 71 25 82
- Aurélie Trouvé : 06 17 17 50 87

Pour en savoir plus :
- Le rapport d’Attac France : De la fin des paradis fiscaux aux taxes globales <http://www.france.attac.org/spip.php?article9738>
- Le dossier complet consacré au G20 sur le site d’Attac France : http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1127
- L’appel international de Belém : http://www.choike.org/campaigns/camp.php?5#french
- Le site et l’appel à mobilisation en France : http://www.stop-g20.org <http://www.stop-g20.org/>

20 mars : Retour du Forum Social de Bélem

Jeudi 19 mars 2009

logo forum social belem

 

Plusieurs militants de l’Ouest de la France qui ont participé au FSM fin janvier
témoignent des petits et grands moments de ce rendez-vous altermondialiste.

Vendredi 20 mars 2009 à 20h00 ,

1 rue Bardoul, Angers

- Philippe PIAU, pour le collectif Richesses (également membre d’Attac 49)
Le collectif « richesse » s’est créé autour des travaux de Patrick Viveret sur la richesse, les indicateurs de richesse, les monnaies alternatives. Les ateliers mené au FSM l’étaient conjointement avec la fondation France-Liberté et le collectif « Richesse » brésilien.
Deux initiatives auxquelles le collectif a participé ont fait l’objet de déclarations finales en clôture du FSM (pas traduite sur le site) :
La déclaration pour « la récupération des biens communs publics »
Le lancement d’une plateforme internationale pour rendre visible les initiatives, les expériences concrètes d’un « autre monde possible »

- Geneviève COIFFARD-GROSDOIT et Michel GROSDOIT, pour Attac France
sur les thèmes : crise financière,  biens publics mondiaux, climat, relations Europe Amérique latine.

- 2 élèves de l’école d’agriculture de Montreuil-Bellay et leur prof. Stéphane PILLIAS,
qui présenteront le film qu’ils ont fait là-bas

- Christophe PINARD, directeur de l’école d’agriculture de Montreuil-Bellay, et Monika LINKOWSKA,
pour un regard croisé franco-polonais sur l’altermondialisme
logo forum social belem
Le site du Forum Social Mondial 2009 à Bélem

2et 4 Décembre, 2 soirées conférence débat: Face à la crise financière

Lundi 1 décembre 2008

Face à une même actualité, 2 initiatives donneront lieu à 2 soirées conférence-débat cette semaine à Angers :

Mardi 2 décembre à 20h30 : Conférence Débat “De la crise financière  à l’économie solidaire : Comment les citoyens peuvent changer le monde” organisée par Echoppe et la Casi49 avec Olivier Hauville, économiste co-fondateur d’Echoppe. Salle Thiers Boisnet (15 Rue Thiers à Angers) Entrée Libre. www.echoppe.org  et www.casi49.org

Jeudi 4 décembre à 20h30 : Débat « Face à la crise capitaliste, quelle nouvelle société construire ? Comment et avec quelles interventions citoyennes ? «   oui il y a urgence : Urgence économique, sociable, citoyenne, écologique, démocratique, européenne, pour la paix. Débat  organisé avec la participation de militants de Maine et Loire de ATTAC, Alternatifs , Parti de gauche, Gauche alternative choletaise, LCR, MRC, PCF. Salle Daviers à Angers.

Epargne solidaire : Parlez en à votre banquier

Vendredi 24 octobre 2008

Epargne Solidaire : parlez en à votre banquier, il a peut être conscience du monfinances solidaires parlez en a votre banquierde qui l’entoure

Organisée par Finansol www.finansol.org avec le soutien actif des collectivités territoriales, des établissements financiers et des financeurs solidaires, se déroule du 18 au 25 octobre : la semaine de l’éparge solidaire.

Relayée au plan national et dans 13 régions, l’événement a pour ambitions pour faire connaître au plus grand nombre les possibilités de faire fructifier son argent dans des activités qui ont une forte utilité sociale et un vrai visage humain.

Dans le contexte de crise financière avérée qui appelle désormais à plus de responsabilité, l’épargne solidaire affiche sa différence : une épargne au service d’une économie réelle et humaine, une épargne qui résiste quand les profits financiers s’écroulent. Alors que 35% des Français connaissent cette forme d’épargne en plein essor (+ 33% de progression), l’association Finansol organise une semaine de mobilisation pour inviter les banquiers et les citoyens à manifester leur sens de la responsabilité. 1,7 milliard d’euros placés sur des placements solidaires l’année passée.

La Semaine de l’épargne solidaire est, cette année le cadre d’une mobilisation pour interpeller en priorité les banquiers afin de les inciter à s’intéresser davantage à une forme d’épargne répondant à une démarche citoyenne et responsable de plus en plus plébiscitée par les Français. www.parlezenavotrebanquier.com


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