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La certification « agriculture biologique » ou « commerce équitable » : un marché au détriment de la biodiversité et des droits de l’Homme.

Communiqué presse de l’association Minga du 3 mai 2010

Depuis plusieurs années, les gouvernements se déchargent de plus en plus sur des organismes privés des missions qui sont normalement les siennes, notamment pour le respect de la législation en matière de consommation. Ces organismes de certification, positionnés sur l’agriculture biologique et le commerce équitable, sont les reflets du désengagement des gouvernements de la sphère économique et sociale.

Les certifications réduisent à un argument de vente l’engagement pour des pratiques agricoles plus respectueuses de la biodiversité et des pratiques commerciales plus équitables. Elles contribuent à l’usure des mots, réduisent les idées en slogans publicitaires et participent du contrôle non réglementaire de la mise en marché.

Malgré la gravité de la crise financière de 2008, les organismes de certification nous servent encore la vieille promesse libérale d’un monde merveilleux régulé par la seule grâce du consommateur éclairé par des logos pourtant opaques.

A l’occasion de la Quinzaine du Commerce Équitable, l’organisme Ecocert promeut son nouveau produit de certification biologique et équitable. Ecocert ferait mieux d’examiner ses pratiques déjà existantes. Entre autres, il certifie Bio de l’huile de palme colombienne [1] qui, en plus de concourir à la déforestation, est produite par de grandes propriétés latifundiaires qui s’approprient des terres illégalement et sous contrainte armée, assassinent travailleurs et syndicalistes et pratiquent le travail forcé.

Récemment également Flo’cert (certificateur intégré de la marque Max Havelaar) a apporté une certification équitable à une gamme de friandises du groupe Nestlé, dont le fournisseur indonésien pratique une exploitation intensive d’huile de palme, contribuant là aussi à la déforestation de l’Indonésie. Face à la gravité de la situation Greenpeace a mené une campagne de communication [2] conduisant le groupe Nestlé à rompre ses relations commerciales avec le fournisseur incriminé.

Lire la suite du communiqué sur le site de Minga : Agir ensemble pour une économie équitable

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