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Prince des Rues : sur les traces des enfants des rues en Ethiopie

Prince des rues roman ado

Nous avons aimé Princes des rues d’Elisabeth Laird (Collection Folio Junion, conseillé à partir de 11 ans). D’une part, l’auteur sait de quoi elle parle : elle a vécu plusieurs années en Ethiopie et y a noué de nombreuses relations. Princes des rues est directement inspiré des rencontres qu’elle a faites avec les godana, ces orphelins des rues qui n’ont d’autres choix pour survivre que de mendier ou fouiller les poubelles. D’autre part, bien écrit et très émouvant, ce petit roman de 370 pages est idéal pour sensibiliser les enfants et les plus grands à la situation catastrophique des godana en Ethiopie après la guerre civile.


Une grande partie du récit se déroule dans la capitale éthiopienne : Addis-Abeba. Mamo est le fils d’une prostituée. Vivant dans la pauvreté, la situation de Tiggist (sa sœur aînée) et Mamo s’aggrave quand leur mère meurt. Tandis que Tiggist trouve du travail chez une marchande, Mamo est enlevé par un trafiquant d’enfant et est vendu à de pauvres paysans.
Maltraité, Mamo doit s’enfuir et se réfugier à Addis-Abeba. Là, il apprend que sa sœur a quitté la ville et doit apprendre a survivre dans la rue. Il y rencontre Dani, un enfant blanc riche très pataud et peu débrouillard. Dani a fuit de chez ses parents parce que n’ayant n’a pas eu ses examens, son père veut l’expédier chez un ancien domestique tyrannique. Les deux enfants vont se joindre à une bande de godana sous l’autorité du joviro Million, c’est à dire le chef. Ils vont apprendre avec eux ce que signifie survivre dans la rue. Mendicité, faim et froid perpétuel, pauvreté, saleté, insalubrité, peur de la police sont leur quotidien. Mais, les deux enfants vont aussi y apprendre la fraternité, la solidarité et y découvrir une seconde famille.

Elisabeth Laird aborde dans cette histoire différents maux qui touche non seulement l’Ethiopie mais également de nombreux pays d’Afrique : le problème de la pauvreté dans les campagnes. Elle décrit des fermiers à la merci des variations climatiques, qui fautes de récoltes suffisantes ne mangent pas à leur faim. Elle y montre aussi à quel point une simple vache est vitale pour ces paysans. Elle parvient aussi à décrire une vie dure sans tomber dans le misérabilisme. Elle rend plus vivant les chiffres habituels sur la pauvreté. Elle leurs donne un visage, une histoire. Le mot de la fin est de l’un de ces godana qu’elle a rencontré :  » si vous êtes déjà dans la rue, dans la ville, il faut être courageux. Je sais que vous avez faim et froid, mais un jour Dieu vous donnera une chance. En attendant, il faut être patient. C’est si dur de vivre dans la rue ! On devient vraiment triste, mais on peut aussi avoir des moments de bonheur, et ce que je peux vous dire, c’est de ne pas avoir la tentation de vous tuer. N’essayez pas de mourir. La puissance de Dieu viendra vous visitez un jour ».

2 Réponses à “Prince des Rues : sur les traces des enfants des rues en Ethiopie”

  1. brethiaux ophélie dit :

    Ce livre est vraiment passionnant et pleins d’émotions!!!

  2. pelagie dit :

    bjr je suis en cm1 et ma maitresse nous a donner les fiche pour les livres pendant les vacance

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